Par

Adder Abel GWODA, Ph.D.

Philosophe-politiste, GREDYSOP

 Le programme culturel du candidat des « Grandes Ambitions » tourné vers l’étranger

Peut-on véritablement évaluer le programme culturel du Président de la république sortant, sur son impact dans le Septentrion ? Il est risqué de tenter de l’évaluer à partir de la politique culturelle nationale, car la particularité et la complexité de la question culturelle dans le Grand Nord, demande une grille d’analyse particulière.

Pour le septennat qui s’achève, le Président Paul Biya sur le plan culturel, s’est préoccupé du rayonnement international du Cameroun. « Ce renouveau diplomatique » s’est affirmé dans les faits par le redéploiement des ambassadeurs à travers le monde et la participation aux activités d'Organisation telles que le Commonwealth, la Francophonie et l'Organisation de la Conférence Islamique. Le Cameroun dans ce sens a surement tiré une certaine aura dans la communauté internationale, nonobstant les « campagnes de discrédit » orchestrées par « les ennemis du Cameroun » selon la communication gouvernementale.

On peut d’emblée ainsi penser que ce programme n’avait pas une politique culturelle intérieure, que rien ne serait fait sur le plan culturel dans le Grand-Nord. Mais le discours de campagne du candidat des « Grandes Ambitions » délivré à Maroua donnait un tout autre son de cloche : « Tout le monde connaît les Lions Indomptables, Manu Dibango et quelques autres, et c’est bien, mais qui connaît nos multiples atouts dans les domaines économique, culturel et touristique. Nous avons là de grands progrès à faire. » Effectivement, tout en menant une forte campagne de communication pour faire mieux connaître le Cameroun et ses multiples potentialités, le septentrion a pu bénéficier des actions allant dans la promotion du tourisme et de la culture. Nous avons pour preuve le Festival National des Arts et de la Culture qui s’est déroulé à Maroua en fin d’année 2008. Ceci a surement permit que soient renforcés les industries culturelles camerounaises contribuant ainsi à faire connaître notre pays à l'extérieur. On peut noter une attention particulière portée à l’amélioration de la condition des femmes dans le Nord. Les centres de promotion de la femme et leurs groupements d’activité dans les secteurs de l’artisanat ont été encouragés par les pouvoirs publics. Toutes les pratiques culturelles et artistiques locales ont participé à atteindre cet objectif, qui est ce rayonnement international.

De plus, depuis la promulgation de la loi consacrant la liberté d’association au Cameroun en 1990, le mouvement associatif a connu un regain de vitalité. Les regroupements communautaires n’ont cessé de se multiplier sur l’ensemble du territoire national. Ces regroupements communautaires constituent les lieux par excellence d’expression du pluralisme socioculturel caractéristique de la diversité ethnique et sociologique du Cameroun. Parce que « personne n’a plus besoin de prendre le maquis pour exprimer son opinion sur la marche du pays », l’effervescence socioculturelle est une réalité tangible et palpable, vécu dans toutes les composantes sociologiques, linguistiques et religieuses de la République. Ceci est une réalité qui ne s’est pas démenti dans le Grand-Nord, avec la naissance de multiples associations culturelles qu’il faudra tout de même interroger.

 

Un coup chapeau à la CRTV

Parler de la culture, c’est aussi jeter un regard sur ses moyens de promotion. Les médias sont ce véhicule nécessaire dans ce monde de vitesse, où les outils de communication n’ont d’égale que la vitesse de la lumière. Le septentrion fut longtemps absent des médias camerounais. Tout ou presque à la télé ou dans les programmes de radio au niveau national ne présentaient que les cultures du Grand Sud du pays. On était arrivé à se demander si le Cameroun n’était que peuplé des bantous et autres populations du Sud, tant il était rare de voir une prestation culturelle d’origine sahélienne. Les séries et autres téléfilms d’origine camerounaise n’avait qu’une consonance : Béti, ou Grasfield (Tazibi, le revenant, le débrouillard et bien d’autres séries-théâtres de l’époque de Mendoze). Lorsqu’on avait la chance de suivre la CRTV, radio ou télévision, il fallait vivre ou faire un tour dans les chefs-lieux de province. Ce qui dans la perspective du rayonnement culturel international, un pan de la richesse culturelle du Cameroun serait occulté. Car lorsque vous êtes hors du pays, vous originaire du Nord du Cameroun, que vous affirmez que le Cameroun est une Afrique en miniature et que vous inviter un ami étranger à visionner votre télévision nationale, vous êtes pantois  car vous ne pouvez rien présenter et expliquer à ce dernier, ce qui vous est propre.

Désormais les programmes de la télévision et de la radio couvrent presque tout le Septentrion. L’apparition des programmes valorisant le sahel « Couleur Sahel » par exemple, on redonné une certaine fierté aux populations de ces régions qui se sont sentis pleinement Camerounais. Même si certains traitement de l’information empreint de conjecture, comme dans le cas du choléra à crée un certain malaise  et  à outragé certainement plusieurs  population nordique.

En tout état de cause, le redéploiement médiatique dans la promotion de l’image d’un Cameroun vu comme une Afrique en miniature a certainement participé à la réalisation de ce programme politique des Grandes Ambitions.

 

Grand Nord, une mosaïque culturelle millénaire à préserver      

Le septentrion du Cameroun est constitué d’un patchwork de populations diverses, traversé par trois religions principales : le christianisme, l’islamisme et le traditionalisme religieux. Cette trilogie du rapport à l’Indéterminé s’est construit dans des peuplades assez bigarrées.  Si les peuples Foulbé, Mandara et Bornou,  identifiés dans le groupe Kambi-Bénwé et Logone-Mandara se sont récemment installés dans la région, à travers des campagnes militaires Jihadiques, les autres populations et principalement celles issues des groupes paléo et néo soudanais, peuplent cette région depuis des siècles. Il s’agit entre autres des Massa, des Bororo, des Kotoko, des Arabes Choa, des Podoko, des Mofou, des Moundang, des Kanouri, des Mafa, des Guziga,  des Boum, des Haoussa, des Mousgoum, des Moudnag, des Toupouri, des Tikar, des Zoulgo, des Dii, des Falis, des Gbaya, des Sara, des Matal… En effet, la mosaïque culturelle du Grand Nord se lit à travers les 87 groupes ethniques qui occupent chacun un espace géographique précis. Certaines entités ont gardé jusqu’à aujourd’hui une identité culturelle et sociale forte, un savoir-faire, une capacité d’organisation sociale et des  techniques d’organisation de l’espace. Par contre, d’autres identités sont pratiquement en voie de disparition du fait de leur immersion dans un environnement qui n’était pas favorable à la diversité et au particulier. La politique qui visait donc la promotion de la diversité et surtout de la protection des minorités s’est contenté que des actions envers les Bororos en négligeant une dizaine des peuplades dont les langues sont désormais considérées comme en voie de disparition selon le sociolinguiste Francois Baimada Gigla[1] et dans Ethnologue[2]. Ces langues ont été victimes des vertus du dynamisme de l’islam et principalement du fulfulde dans le commerce et le clientélisme politique. On peut citer à cet effet, les Baldemu à Bogo, les Dama dans les environ de Rey-Bouba, les Ndai et les Pam à Tchollire, les Ngong au sud de Garoua sur route de N’Gaoundéré, les Oblo à Pitoa dans les villages de Gobtikéré,  de Ouro Bé, et Ouro Badjouma, les Zumaya dans le Diamaré et principalement à Ouro-Lamorde.

Nous pouvons donc malheureusement observer ici face à cette tragédie, un silence coupable qu’on peut imputer aux  autorités, ou alors une simple négligence qu’il faut corriger au plus vite. La cristallisation des langues autour du Fulfulde, du Wandala et de l’Arabe Shoa ne se limite pas au niveau de la langue seulement, mais impacte aussi des pratiques culturelles et cultuelles de ces dernières. La domination par le haut de l’islam sur la région justifie le mythe longtemps entretenu par un pouvoir autoritaire, d’un Grand Nord presque intégralement acquis à l’islam.

Nous pouvons tout de go nous poser la question : à qui la faute ? bien sûr à l’assimilation des cultures fortes, dont leurs industries culturelles sont restées vivaces. Mais aussi à l’acceptation tacite de cet état de chose par une politique culturelle qui n’est restée qu’au niveau du slogan, mettant ainsi en mal cette diversité, qui fait la richesse de cette région. Cette négligence n’est malheureusement pas sans risque. La culture étant comme la confiture ; moins on en a, plus on en étale, les cultures niées et menacées de disparition ressurgissent souvent déformées.

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Les replis identitaires dans des micro-nationalismes politiquement instrumentalisés

Fort de ce monisme culturel matérialisé autour de ces quelques langues dont nous avons énuméré plus haut, il va s’ensuivre qu’un principe d’exclusion va mettre à la marge les ethnies, qui s’obstineraient à ne pas suivre la voie. Ces cultures refoulées et humiliées, qui demeurent bien vivantes, parce qu'enracinées, vont refaire surface en réaction défensive dans une volonté d'affirmation identitaire. Cette réaction sentimentale va se vivre de manière soit violente, soit cathartique dans l’invention des associations culturelles. Ce désir halluciné du différent caractérisé par la volonté d’enracinement, du désir de revivre la mémoire tribale, sera cette résistance sentimentale du particulier en face de la conquête de l’uniformisant. Il est motivé par ce que Selim Abou appelle dans Culture et droit de l’homme une « angoisse ontologique matricielle »[3], ou « peur primordiale absolue »[4].

Cet état de fait, trouve en Huntington une analyse circonstanciée. Dans The clash of civilization, il montrait que la diffusion des références et valeurs instrumentales de quelques groupes au détriment des autres appelle à de formidables réactions de ces dernières, parce que se sentant menacées de disparition. Les racines des cultures humiliées et niées n’attendent que le moment favorable pour resurgir, parfois déformées et monstrueuses. Ce qui sous d’autre cieux a produit des intégrismes et des replis identitaires. L’amplification des actes terroristes en l’occurrence ceux du World Trade Centre aux États-Unis, de Bali en Indonésie ou de Madrid en Espagne[5] et bien d’autres attentats à travers le monde, devraient trouver leur justification dans ce sillage. Ce qui heureusement n’est pas encore le cas au Cameroun.

Toutefois, si sur le plan politique et économique, l’instrumentalisation de la culture peut prendre plus ou moins pied, l’identité culturelle quant à elle n’est pas un concept instrumentalisable. Dans ce sens on a pu voir une tension persistante après le conflit tribal ouvert entre Arabe Shoa et Kotoko, Peuhl et Gbaya. La création de l’Association Culturelle Sao-Kotoko (ACSK) se présente comme un véritable exutoire pour affirmer la différence avec les Shoa.  Beaucoup d’associations vont d’ailleurs naître dans ce sillage, celle de l’affirmation d’une identité niée ou humiliée. Il s’agit entre autres de l’Association culturelle Guisiga (ACEGUI), l’Association Culturelle Podoko (ACPO), l’Association culturelle Mafa (ACULMAF), l’Association Culturelle Mboum (ACM), l’Association culturelle Fali (ACF), lAssociation culturelle Guidar (ACG), l’Association Culturelle Kanuri du Cameroun (ACKC), le code culturel poulaku. Les antennes septentrionales du Bororo Social and Cultural Developement Association (BOSCUDA), Association Culturelle Zoulko ou TAKOUMA, et bien d’autres.

Par ailleurs, une des voies de réinvestissement du culturel par le politique est aujourd’hui assurément centré sur les préoccupations identitaires. Politiquement, il s’agit le plus souvent alors de faire de la politique culturelle nationale une sorte d’équilibre régional, à dimension intrinsèque des enjeux politiques. On retrouve là une conception du politique qui associe fondamentalement la domination politique à la domination culturelle qui en est alors un instrument. Seulement, le Grand Nord n’est pas une entité homogène comme on semble souvent  l’admettre dans l’opinion nationale. Ce désir de survivance qui suscite la création des associations culturelles  pour s’affirmer dans la sphère plus que compétitive du culturel-politique, va favoriser  quelques fois  des recompositions bâtardes : chez les Moundang par exemple, on trouve deux associations culturelles concurrentes mais qui ont le même objectif, celle crée par Hélé Pierre et celle de Tikela Kemone.

Quoi qu’il en soit, il est probable que la manifestation de telles expressions culturelles au travers de ces associations aura des impacts très différents au niveau de l’espace public. Certaines se limiteront à l’actualisation d’identités culturelles qui pourront être assumées avec davantage de fierté, mais d’autres déboucheront assez inévitablement sur des revendications en termes d’avantages formalisés, par exemple en termes de droits, certaines associations ayant d’ailleurs vocation à se positionner prioritairement à ce niveau. C’est le cas de  l’Association pour la Défense de la Culture Mafa, qui vise la promotion de la culture Mafa en  sollicitant auprès de l'État camerounais de créer des conditions favorables à  l'épanouissement socio-culturel des Mafas notamment par la dés-institution de l'Ethnie Matakam et son remplacement par le vocable Mafa. Tout un programme qui demande au gouvernement le rétablissement des chefferies Mafa.

Toutes ces associations qui vont naître en cette décennie et précisément en ce septennat, feront l’objet de cette manipulation des identités ethniques, occultant ainsi la raison même de leur création[6]. En tout état de cause, l’affirmation des identités niées profitera du contexte politique du septennat  pour se refaire une nouvelle jeunesse.  Le Festival National des Arts du Cameroun (FENAC) organisé pour sa 7e édition à Maroua, va faire ainsi de cette région, le centre artistique et culturel du Cameroun pendant l’année 2008. Cependant, le succès de cet évènement sera selon une lecture de presque tous les confrères de la presse, une réussite dont on peut en redire.

 Le FENAC, un succès à demi teinte

La 7ème édition du FENAC attendue depuis plus de six ans, s’est finalement déroulée à Maroua en fin décembre 2008. Le regard des observateurs fut divergent selon qu’on soit spectateur ou analyste. Pour les populations locales, elles se disent ravies d’avoir vécu ces moments exceptionnels, d’avoir vu se dérouler sur leur sol ces choses qu'elles ont pu voir qu'à travers un écran de télévision, pour certains. Il y avait surement dans leurs yeux un ravissement profond, qui s’est exprimé par une participation massive aux différents évènements du festival, surtout par le fait que des artistes comme Isnebo, Ousmane Ngana, Amina Poulo et plusieurs autres ont été associés à ce festival. À chaque prestation de ces dignes représentants de la culture musicale septentrionale, qui ont ravis la vedette à ceux venus du sud, le public était en liesse, fier de la place donnée aux artistes du Grand Nord  sur la scène de la diversité culturelle camerounaise. On peut aussi d’ailleurs noter le succès sur le plan des récompenses engrangées. La quasi-totalité des Épis ont été raflé par ces artistes du septentrion. Nous citons entre autres, l'épi d'or des danses traditionnelles qui a été décerné a la danse Voulma et un prix spécial décerné au Gourna, danse Toupouri. Le poète Moustapha Bako, a reçu  l'épi d'or dans le concours de poésie, autant de choses qui montrent l’engouement et l’engagement, que les populations du septentrion ont porté à cet évènement.

Par ailleurs, selon le quotidien Mutation dans sa dépêche du 29 décembre 2008 sous les écrits de Dorine Ekwè, le côté noire de ce festival fut les revendications des artistes, les manquements dans l'organisation et surtout les luttes de positionnement  des membres du comité d'organisation. Des déclarations fortes rapportées par Xavier Messè, viennent confirmer l’amateurisme dans l’organisation d’un tel évènement et surtout l’attitude prédative qui anime certains de nos autorités : « Ce pays est celui de Ponce Pilate. Il n'y a que des responsables ici, mais personne n'est responsable de rien… Le public camerounais est extraordinaire. Pour ce qui est des dirigeants, beaucoup de choses restent à revoir. »  Cette déclaration est de Laurent Richard de l’entreprise française Stage Craft qui était chargé de la sonorisation du FENAC, et cela est tout dire.

 

La DCK est-elle morte?

La Dynamique Culturelle Kirdi (DCK) fut depuis le début des années 90 une association « dynamique » qui saturait l’espace du jeu et des enjeux politico-culturels en face de la force économico-politique de ce qu’une certaine opinion appelle les islamo-peuhl. Jusqu’au lendemain du dernier septennat, il n’était pas rare d’être informé par les médias d’une activité organisée par cette association. On se souvient des grandes soirées de veillée de l’an animée par la DCK où les différents peuples Kirdi rivalisaient d’adresse dans leurs plus beaux atouts, pour gagner la première place du concours de dance. Elle fut aussi et surtout une tribune des Kirdi pour revendiquer des positions de pouvoir. Ainsi, était instrumentalisé le culturel à des fins politiques.

Depuis quelques années, plus rien ! Où sont passés les porteurs du projet culturel kirdi (Baskouda, Tikela Kemone, Perevet Zachari…)? Ont-ils démissionné parce que les objectifs sont atteints, c’est-à-dire obtenir quelques strapontins ? Ont-ils été enjoints à abandonner la cause d’un mouvement qui pouvait menacer l’unité régionale et nationale? Ce qui est au moins sûr, c’est qu’à la suite de ce silence bruyant, beaucoup d’associations ethniques vont naître et seront très dynamiques  à travers la résurgence des fêtes traditionnelles et des pratiques relevant des codes culturels, qui avaient été abandonnées pour certaines depuis la colonisation (tokna masana chez les Massa, la fête du coq chez les Toupouri, le hamava chez les Podoko…).podoko 1

Le soutien tacite de la politique des Grandes Ambitions aux pratiques identitaires peut sembler présenter un intérêt renouvelé pour la chose culturelle, mais peut aussi être interprété comme s’articulant autour de la logique de l’investissement, un investissement dont l’efficience sera notamment mesuré à l’ampleur des « retombées » en termes d’électeurs potentiels qu’on peut orienter. On peut alors penser, sauf erreur, que l’émiettement de la DCK participe d’une politique du divide impéra.

Par ailleurs, l’émiettement de la DCK, qui rendrait aux différentes cultures leur vocation de communication, ne va pas à l’évidence de soi dans la mesure où la construction ethno-régionale d’une identité Kirdi pourrait bien aussi être l’occasion d’une ambition visant à la promotion d’une culture générale. En tout état de cause, l’autonomie de la sphère culturelle est très certainement une des conditions de la richesse de ses productions. Tout en étant le témoin et le théoricien du développement des industries culturelles, Adorno et Horkheimer (comme Marcuse plus tard) ont fortement attiré l’attention sur le fait que seule la relative autonomie dont la sphère culturelle a pu bénéficier, au sein de la société bourgeoise occidentale avant le 20e siècle, a permis d’en préserver sa fonction critique. Il va sans dire que les processus qui tendent à assurer la dépendance du culturel par rapport au politique doit être interrogés à partir de ce type d’analyse.

 


[1] Department of Bilingual Studies, Higher Teachers’ Training College (ENS), University of Maroua, Cameroon. Lecturer (English Language).

[3] Sélim Abou, Culture et droits de l’homme, Paris : Hachette ; 1992, p. 22.

[4] Hegel, G. W., La phénoménologie de l’esprit, trad. J. Hippolyte, Aubier / Montaigne, t. I., 1941, p. 166.

[5] Attentats commis au nom d’Al Quaïda  respectivement le 11 sep. 2001, le 12 oct. 2002, le 11 mars 2004.

[6] Fanny Pigeaud, Au Cameroun de Paul Biya, Karthala, 2011, p. 8.